Chapitre II - L’antithèse évolutionnaire

   
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CHAPITRE II

L’ANTITHÈSE ÉVOLUTIONNAIRE

Le Défi de l’Imperfection : Capacité de Croissance

Dieu le Septuple : Déité Évolutionnaire

Le Vide de l’Imperfection : Capacité de Croissance

Le Défi de l’Unification Pouvoir-Personnalité

Défi et Réponse

Dans le présent âge de l’univers, l’univers central et divin est à l’évidence la Thèse Créative de la Perfection. Les superunivers (commençant comme des créations imparfaites) sont la grande antithèse de la perfection de Havona. Ces univers imparfaits constituent le plus grand défi possible à ces personnalités du Paradis et Havona qui sont les créateurs et les administrateurs des royaumes évolutionnaires du temps et de l’espace. Leur aventure fut la première grande aventure, l’Aventure Suprême – apporter la perfection d’éternité et de divinité à l’extérieur, dans les domaines évolutionnaires de l’imperfection originelle.

Dieu le Septuple était (et est) la réponse de Déité au défi de l’imperfection. Et Dieu le Septuple amène le contre-défi de la perfection divine au cœur même des royaumes évolutionnaires allant jusqu’aux mondes habités eux-mêmes, à travers les effusions sous forme de créatures des Fils de Dieu paradisiaques.

§1 – LE DÉFI DE L’IMPERFECTION

Cette étude avance l’opinion que Dieu est en possession des qualités d’êtres qui sont ancestrales au plaisir de l’aventure – à savoir une réaction positive au stimulus du défi, qui apparaît dans le caractère des créatures progressives. Pourquoi, sinon, aurait-il voulu confronter le système Paradis-Havona de perfection éternelle avec le défi effrayant de l’imperfection des superunivers ?

Dans le Premier Âge de l’Univers, tout est en équilibre, tout est ordonné. Les sphères de l’éternel Havona tournent autour de l’île du Paradis immobile, en suivant des orbites stables et bien établies. La dysharmonie est inconnue, le désordre n’est jamais apparu. La création totale suit un modèle inchangé de perfection sans faille, âge après âge, et d’un âge à l’autre. Et puis Dieu étend cette parfaite création équilibrée et symétrique. L’univers organisé s’étend vers l’extérieur et vers l’espace. Soudainement, il englobe des royaumes nouveaux et extérieurs, des royaumes au développement physique non-stabilisé, des royaumes de nature imparfaite, des royaumes dans lesquels des créatures d’imperfection vont bientôt apparaître, des royaumes de mal potentiel, des royaumes dans lesquels le mal potentiel deviendra trop souvent le mal actuel, voire même le péché en raison des choix dénués de sagesse des créatures imparfaites.

Arrêtons-nous pour penser combien ces défis sans précédent du lointain passé ont du être surprenants pour ces êtres d’éternité infaillibles. Quelle fut leur première réaction à la dissonance, ces êtres qui n’avaient rien connu d’autre que l’harmonie ? Comment ont-ils tout d’abord considéré le désordre – ces êtres qui n’avaient rien connu d’autre que le modèle de la perfection sans faille ?

Quelle fut leur réponse au mal potentiel – ces êtres qui avaient toujours choisi le bien en l’absence du contraste de tout mal ? Et que fut leur réaction quand, pour la première fois dans leur expérience, le mal potentiel devint actuel en raison du choix de la créature ? Et quel choc cela a-t-il du être lorsque le mal, plus le manque de sincérité, parvinrent au niveau du péché et même de l’iniquité !

Soudain, pour ainsi dire, nous avons une vaste création, grouillant de créatures imparfaites ; chacune d’entre elles a été dotée par Dieu de l’inestimable pouvoir de choix. Chacune de ces créatures est souveraine d’elle-même. Chacune d’entre elles peut choisir pour ou contre la citoyenneté dans l’univers et la filiation avec Dieu. Et personne n’ose interférer avec ces choix de peur de transgresser la volonté de Dieu, car c’est Dieu qui donne cet inestimable pouvoir de choix. Sans ce pouvoir de choix, sans le don de personnalité fait par Dieu, nous ne serions guère plus que des machines vivantes. Mais avec ce don du libre arbitre relatif, nous sommes plus que des machines, nous sommes des hommes, et nous pouvons choisir d’être plus que des hommes, nous pouvons choisir d’être des fils ascendants de Dieu. Nous pouvons aussi mal choisir et continuer de mal choisir, et personne ne peut nous arrêter – seulement le temps et l’oubli.

Ceci était le défi du passé lointain auquel les citoyens des royaumes éternels durent faire face. Ils s’embarquèrent dans cette aventure – l’Aventure Suprême lorsqu’ils quittèrent les domaines bien établis de perfection divine et sortirent vers des frontières nouvelles et créatives dans le nouveau niveau d’espace des superunivers pour y être affectés en tant que créateurs, organisateurs et administrateurs des domaines évolutionnaires non stabilisés et incertains du temps.

Qui d’autre que Dieu aurait osé unir la plus pure forme d’esprit avec le type le plus bas de créature susceptible d’être dotée de personnalité – l’homme mortel ! Là vraiment, c’est rassembler le plus haut et le plus bas. Et qui d’autre que Dieu aurait combiné ainsi l’esprit d’aventure et cet amour divin qui fait qu’un Être Infini désire entrer en association éternelle avec les enfants mortels des races d’origine animale des mondes habités !

Si ces actions et opérations ne sont pas passionnantes et aventureuses et prévisibles, alors qu’est-ce qui l’est ? Ou qu’est-ce qui pourrait l’être ? Soudainement, pour ainsi dire, la perfection existentielle de la création sans faille de l’éternité est mise au défi par l’apparition de l’antithèse d’imperfection, par l’apparition des domaines évolutionnaires et imparfaits du temps et de l’espace.

RÉSUMÉ : PRÉSENTATION FONCTIONNELLE
DE DIEU LE SEPTUPLE

DIEU LE SEPTUPLE

Un groupement à trois niveaux de Dieu le Septuple
(1) Les Fils Créateurs LES CRÉATEURS SUPRÊMES. Ces trois groupes forment le Corps des Créateurs Suprêmes. Ils sont les créateurs postHavona des univers du temps et de l’espace. Ils travaillent avec les Déités et la Trinité du Paradis pour faire évoluer le pouvoir du Tout-Puissant qui est la base expérientielle de la souveraineté émergeante de l’Être Suprême dans les sept superunivers.
(2)Les Anciens des Jours
(3) Les Maîtres Esprits
(4) L’Être Suprême LE POUVOIR TOUT-PUISSANT, dérivant de tous les Créateurs Suprêmes est joint à la personne esprit du Suprême, qui lui-même dérive de la Trinité du Paradis par l’action du Mental Suprême qui fut effusé par l’Acteur Conjoint. Ceci se passe sur le monde pilote du circuit extérieur de l’univers central.
(5) L’Esprit Infini LA DÉITÉ TRINE DU PARADIS est le nom parfois utilisé pour désigner ce groupe, et, parfois la Trinité du Paradis. Nous croyons vraisemblable que les Créateurs Suprêmes travaillent avec la Déité du Paradis respectivement en tant que trois personnes et en tant que Trinité. L’union du pouvoir créatif des Créateurs Suprêmes avec les potentiels créatifs de la Trinité, est la véritable source de l’actualité de l’Être Suprême.
(6) Le Fils Éternel
(7) Le Père Universel
Voir Appendice XXII., Section 5 Synthèse Finie de Pouvoir-Personnalité

§2 – DIEU LE SEP TUPLE : DÉITÉ ÉVOLUTIONNAIRE

Dieu le Septuple est la réponse de Déité au défi de l’imperfection. Comme nous l’avions noté dans notre étude de la Déité créative, cette septuple association commença à fonctionner à l’époque de l’organisation des superunivers. Il y a plusieurs façons d’étudier cette association de Déité et l’une d’entre elles est de considérer le Septuple d’un point de vue fonctionnel. Le sommaire en regard de cette page fait présentation de Dieu le Septuple. L’accent est mis sur les trois groupes en interaction à l’intérieur de cette association à sept niveaux :

(a) Les Créateurs Suprêmes

(b) L’Être Suprême

(c) La Déité Trine du Paradis

Les êtres variés collaborent avec ces trois groupes de la Déité Septuple, travaillent sur les niveaux potentiel, associatif, créatif et évolutionnaire d’activité de Déité dans le temps et l’espace. En partie grâce à leurs efforts couronnés de succès dans les univers évolutionnaires, l’Être Suprême évolue lentement (émerge) en tant que Déité expérientielle.

Déité évolutionnaire. Nous avons tracé l’expansion de l’action de la Déité totale depuis le statique, à travers le potentiel, vers le niveau associatif. Dans le chapitre précédent, nous observions Dieu le Septuple entrer dans le quatrième niveau, le niveau créatif. Maintenant, nous observons cette Déité fonctionner sur le cinquième niveau d’activité, le niveau évolutionnaire.

L’Être Suprême évolue. Il commence à l’aube du Deuxième Âge en tant que personne spirituelle dans Havona. Puis, il commence à croître, à évoluer à mesure que les Créateurs Suprêmes parviennent à perfectionner leurs créations imparfaites – y compris des mondes comme celui sur lequel nous vivons. Ces succès des Créateurs Suprêmes (ainsi que de leurs coordonnés, associés et subordonnés) sont comme de nombreuses sources et ruisseaux qui convergent dans des cours d’eau, émergeant dans des rivières qui deviennent, à leur tour, les grands affluents de fleuves puissants. Ces « fleuves puissants » de succès de divinité dans l’espace et le temps représentent quelque chose qu’on appelle « le pouvoir expérientiel du Tout Puissant » . De même qu’un « fleuve puissant » se déverse dans la mer, de même ce pouvoir convergeant et affluant du Tout Puissant, s’unit avec la personne spirituelle du Suprême en Havona. Ceci est la source de la croissance du pouvoir souverain du Suprême qui commence comme une personne spirituelle (sans aucun pouvoir souverain) et croît graduellement (évolue) en tant que souverain expérientiel des sept superunivers. (Voir Appendice XXII, §5. Synthèse Finie de Pouvoir-Personnalité).

Les Créateurs Suprêmes eux-mêmes évoluent. Ils participent au processus de croissance du Deuxième Âge. Ceci est vrai particulièrement pour les Fils Créateurs et les Esprits Créatifs mais c’est aussi probablement vrai pour le Corps entier des Créateurs Suprêmes. (Voir Appendice XIII. Évolution des Fils et Esprits des Univers).

Le facteur temps est la grande différence entre création et évolution. La création prend place sans le passage du temps, en un instant. L’évolution ralentit le processus transformateur au point où les créatures peuvent comprendre ce qui se passe et peuvent y participer – peuvent jouer une part consciente dans leur propre croissance. De cette manière, l’homme (et d’autres créatures évolutionnaires) peuvent entrer en association avec Dieu ; l’homme peut devenir un partenaire conscient de Dieu dans son évolution propre, déterminant ce qu’il sera. (Voir Appendice VIII, §5. Techniques évolutionnaires)

Interactions des niveaux. L’Être Suprême n’est pas seulement le bénéficiaire passif de tous ces effets, il est personnellement actif car il fait quelque chose pour sa propre croissance et évolution. Il remonte vers les niveaux créatif et associatif (de fonction de Déité totale) pour actualiser les potentiels des Déités du Paradis. Il exprime sa propre volonté émergeante et son propre but en se distribuant lui-même aux créations d’espace-temps. En faisant cela, il est en train de se rendre lui-même lentement réel au fur et à mesure qu’il se déploie dans les univers évolutionnaires et s’identifie lui-même avec la croissance de toute créature et avec toutes les créatures en croissance. (Voir Appendice VI, §1. Une analyse des niveaux de fonction de la Déité totale. Appendice VII, §4. La Croissance du Suprême : Croissance dans le Deuxième Âge. Appendice XXII, §5. Synthèse Finie Pouvoir-Personnalité)

§3 – LE VIDE DE L’IMPERFECTION : CAPACITÉ DE CROISSANCE

Nous qui sommes natifs du Deuxième Âge, nous prenons pour acquis la croissance évolutionnaire et l’expérience finies. C’est tout ce que nous connaissons. Mais d’un point de vue plus large, c’est quelque chose qui est très particulier et d’unique, quelque chose de relatif au présent âge de l’univers. C’est l’âge de la croissance du Suprême. Il croît tout comme nous croissons, il croît grâce à notre croissance et nous sommes capables de croître parce que nous croissons en lui – nous sommes une partie de sa croissance. D’une certaine manière, nous pourrions considérer le grand univers comme un cadre dans lequel l’Être Suprême évolue et presque tout, dans ce cadre, évolue en même temps que lui. Nous croissons en lui et il croît en nous – c’est un processus à double sens.

C’est l’âge dans lequel il est possible d’avoir une expérience finie. L’Être Suprême croît dans l’expérience finie. D’autres âges fourniront de l’expérience mais elle ne sera pas finie ; elle pourra être post-finie ou superfinie, mais elle sera certainement autre que finie. C’est parce que la croissance du Suprême est quelque chose de limitée au Deuxième Âge, l’âge présent. Lorsque ce processus sera achevé, le Suprême émergera comme une Déité que nous pourrons tous percevoir et connaître. Lorsque sa croissance évolutionnaire touchera à sa fin, la possibilité d’y participer, la possibilité d’avoir de l’expérience finie, touchera aussi à sa fin.

Les être humains commencent au plus bas de l’existence des créatures finies. Ils commencent comme des supers animaux et ont la chance de s’élever par croissance évolutionnaire jusqu’aux hauteurs du statut de finalitaire. Nous commençons au plus bas, c’est pourquoi plus grandes sont nos perspectives. Nous commençons avec le moindre, c’est pourquoi notre croissance peut embrasser le plus.

L’avantage d’un vase vide est qu’il peut être rempli, (ainsi parlait Lao Tse dans le Tao Te Ching). L’avantage de l’imperfection est qu’elle peut être remplie par l’expérience de croître consciemment vers un état de perfection. L’imperfection des créations de l’espace-temps offre la possibilité d’une telle croissance. Si les superunivers avaient été crées en perfection, ils n’auraient été rien d’autre qu’une extension de la création centrale. Havona encore une fois, mais a plus grande échelle. Et ce besoin des superunivers, ce manque même de perfection, donne aux personnalités du Paradis-Havona l’occasion d’une croissance nouvelle dans leur service élargi, alors qu’ils essaient de nous aider à atteindre les hauteurs divines de la perfection de laquelle ils sont descendus. (Voir Appendice XI, §7. Le Besoin Cytoplasmique élargit les Fonctions Nucléaires)

§4 – LE DÉFI DE L’UNIFICATION POUVOIR-PERSONNALITÉ

Le modèle de croissance du Deuxième Âge est établi par le Suprême. Il tire son pouvoir (en tant que Tout Puissant Souverain des superunivers en émergence) des activités et des succès des Créateurs Suprêmes et de tous les habitants de l’univers espace-temps. Si les actes de ces êtres sont mauvais, alors la croissance est ralentie ; si leurs actes sont bons, alors la croissance augmente. La croissance dans l’espace-temps du Suprême dépend du flux d’entrée du Tout Puissant. Ce pouvoir convergeant est unifié avec la personne spirituelle du Suprême dans Havona, par l’action de la dotation mentale de l’Être Suprême. Et voilà le fait important : le pouvoir est uni au contrôle de la personnalité esprit par l’action unifiante du mental et lui est soumis.

Ce principe de croissance, la synthèse Pouvoir-Personnalité, se rencontre de nombreuses fois dans les Fascicules. La synthèse Pouvoir-Personnalité est une transaction qui a lieu à cause d’un certain ensemble de conditions qui ont cours dans les univers de l’espace-temps. Dans ces domaines, il apparaît que l’énergie-matière a été avantagée au départ, elle est dominante alors que l’esprit s’efforce de dominer. Mais l’esprit seul est impuissant. L’esprit n’a effectivement aucun point de contact avec la matière. Le mental est nécessaire pour parvenir à maîtriser la matière, à maîtriser la réalité physique ; et seul le mental qui est aussi personnel, possède le pouvoir de choisir de se subordonner à l’esprit, tout en parvenant à maîtriser l’énergie-matière. Mais si un tel mental capable de dominer l’énergie ne choisit pas de se laisser conduire par l’esprit, il ne peut au bout du compte pas rencontrer le succès, c’est à dire persister et survivre. Par exemple, considérez la situation de notre monde aujourd’hui – nous avons atteint une maîtrise considérable des forces et secrets de la nature – et nous avons peur ! (Voir Appendice XXII, §5. Synthèse Finie-Pouvoir-Personnalité, particulièrement la discussion sur « la divergence des trois énergies » )

La question a été posée quelquefois : « Comment les débonnaires peuventils hériter de la terre ? » La réponse est assez simple : Nul autre qu’eux ne le pourrait et nul autre qu’eux ne pourrait conserver cet héritage. Bien sur, il faudrait aussi que ces débonnaires soient d’abord des personnes très fortes. Et quand de telles personnes très fortes sont aussi débonnaires, alors leur force n’effraie personne. Quand les forts ne sont pas débonnaires, c’est alors là que leur force inspire la peur. Et c’est cette peur de la force effrénée qui, tôt ou tard, est la cause d’une force opposée plus grande, par la formation d’une confédération de ceux qui ont peur. La force (le pouvoir) non conduite par l’esprit, ou non restreinte par l’esprit, engendre la crainte, et ceux qui ont peur, en leur temps, se mettront ensemble afin de détruire le fort.

Le défi de croissance de l’âge présent semble être précisément le suivant : pouvons-nous utiliser le mental pour maîtriser les problèmes de la création physique et, en même temps, soumettre ce mental victorieux au supercontrôle de l’esprit par le pouvoir de choix de la personnalité ? Si nous pouvons faire cela, alors nous pourrons devenir à la fois forts et débonnaires. Un tel mental, dominant la matière et affilié à l’esprit, commence à participer au déploiement des mouvements évolutionnaires des univers. Ce qui veut dire que nous commençons à connaître un succès relatif dans nos efforts pour faire la volonté de Dieu.

§5 – DÉFI ET RÉPONSE

Les Fascicules nous disent (435.7) 39:4.14 qu’il y a trois défis pour le royaume des cieux : « la sincérité, plus de sincérité et encore plus de sincérité » et ils nous disent que nous progressons dans le royaume « par des décisions, plus de décisions, encore plus de décisions » . Ces instructions semblent donner beaucoup d’importance d’abord à la sincérité, puis au courage – à la force morale du caractère.

L’exercice du courage moral, la prise de décision morale ne peut que conduire au développement de la force morale. Ceux qui gagnent l’entrée dans le royaume doivent être honnêtes de cœur, et ceux qui progressent dans le royaume doivent croître en force morale. Â quoi cette force morale mène-t-elle ? Si une telle force est tournée vers le moi, alors tout est perdu, elle ne peut devenir, au mieux, rien de plus qu’éthique. Mais si une telle force est tournée vers le noyau d’esprit de l’homme, vers l’Ajusteur, alors tout est gagné. Alors la morale peut transcender l’éthique et atteindre le spirituel.

La recherche des valeurs spirituelles, la quête de Dieu, est un acte causé par un sentiment de besoin qui naît de la faim dans le cœur humain. Une telle faim est provoquée par la réalisation de petitesse, par le sentiment d’humilité. De cette humilité, de la réalisation des limites humaines, naît une faim puissante et la quête pour connaître la volonté de Dieu et pour trouver une façon de faire cette unité. Ceci est la victoire de l’humilité sur l’orgueil, quand un homme fort, non un homme faible, contemple les vertus comparées de la volonté de l’homme et de volonté de Dieu.

Avec la force morale issue des décisions-actions et avec les sentiments hon nêtes d’humilité, de faim et de douceur, un être humain pourrait commencer à aspirer aux niveaux de la vraie (et rare) compréhension, à des niveaux d’une sagesse relative et d’un raffinement aimable qui pourrait être totalement dépourvu de cynisme. Un tel être humain pourrait devenir intelligemment confiant en Dieu ; et une telle foi sage et enfantine est quelque chose de très différent de la présomption aveugle de la foi infantile et ignorante. Les aperçus de la recherche dépourvue de cynisme pourrait générer une tendre et délicate qualité de cœur – une sensibilité aux besoins humains qui pourrait être bien plus que la simple sentimentalité. Bien sûr, en devenant sensible aux besoins humains, la personne délicate s’est largement ouverte à la douleur. La capacité de sentir les besoins humains est la même capa cité qui peut ressentir la douleur, qui peut pleurer sur les tragédies de la vie.

C’est à ce moment-là, dans le processus de maturation de l’être humain, que les qualités de tendresse, d’humilité et de recherche dépourvue de cynisme pourraient se fondre dans la perspicacité élevée d’un humour riche – une ca pacité authentique à rire de soi-même et à rire avec (mais non à propos de) ses camarades. Une réalisation, si vague soit-elle, de l’infinité de Dieu couplée avec une prise de conscience aiguë de la petitesse finie de l’homme, peut contribuer grandement à la croissance de l’humour – un humour qui peut se tourner vers le moi et spécialement vers l’ego toujours affamé et orgueilleux d’un être humain normal. Possédant un tel humour dirigé vers soi-même (un humour tourné vers soi comme un contrôle sur l’exaltation de l’ego), il devient plus facile pour un être humain de vivre avec lui-même, et en riant souvent de lui-même d’appren dre à vivre en paix avec lui-même.

Une telle personne en maturation, une personne qui a marié intelligemment humour et sagesse avec sympathie et compréhension, est quelqu’un qui peut prodiguer du réconfort ; et ainsi peut créer en lui-même la capacité de recevoir et de bénéficier du même ministère de compréhension. Une telle compréhen sion aimable et raffinée pourrait servir de base à une vraie miséricorde. On nous dit (315.1) 28:6.8 que la miséricorde n’est pas quelque chose de simple – la miséricorde croit à partir de la justice, de l’équité, de la patience et de la bonté ; une telle miséricorde est vraiment l’amour en action. Mais cet amour-en-action est un amour qui est devenu sage et perspicace par la vertu des perspicacités de l’expérience. L’amour-en-action est miséricorde et la miséricorde appliquée est ministère, (75.10) 6:3.5(94.4) 8:4.2 Un ministère peut être opérant, ou il peut être inopérant, tout dépend du contenu de la sagesse – aussi bien que de la qualité du désintéressement dans la motivation sous-jacente de l’amour.

L’acte de donner augmente la capacité de réception, quelque soit la sagesse ou l’efficacité du donneur. Si l’art de donner doit être réellement efficace, réellement constructif et authentiquement serviable – vrai et beau aussi bien que bon – il peut nécessiter 1’utilisation totale des ressources humaines de sagesse, d’humour, d’expérience et d’amour. Un donneur peu sage peut moissonner les bénéfices spirituels d’un don sincère mais inefficace, mais que dire de la situation difficile de celui qui est dans le besoin et qui ne bénéficie pas de ce ministère malhabile ?

Le donneur efficace et constructif est engagé dans un ministère d’action positive. Il devient compréhensif et répond de façon adéquate, il devient une force attractive et bénéfique parmi ses camarades. Il est un porteur de bonne volonté ; il est un aplanisseur de difficultés et un réconciliateur d’antagonismes.

Il est un « établisseur de paix » actif parmi ses compagnons.

Une telle personne, forte, sage et aimante n’est plus effrayée de vivre sur terre en tant que citoyen d’un plus grand royaume – et même en tant que « ci toyen conscient de l’univers » . La tentative faite pour vivre cette sorte de vie peut mener à des difficultés et des antagonismes, même à la souffrance. Mais un tel être humain ne reculera pas devant ces défis au courage intérieur, défis qui éprouvent la qualité et l’endurance de son humour, défis à ses plus hautes conceptions de vérité, de beauté et de bonté. C’est pourquoi de tels sentiments forts d’assurance intérieure ne pourraient être humainement sans danger que s’ils étaient associés à la sincérité et l’humilité, que s’ils sont gouvernés par le besoin d’honnêteté et endigués par la réalisation de la petitesse et spécialement tenus sous l’emprise du ministère d’un sens actif de l’humour qui contrôle l’ego.

C’est peutêtre pourquoi Jésus a dit ce qu’il a dit à douze êtres humains en une certaine occasion :

« Bénis sont les pauvres en esprit, car le royaume des cieux leur appartient. Bénis sont ceux qui pleurent car ils seront réconfortés. Bénis sont les débonnaires car ils hériteront de la terre. Bénis sont ceux qui ont faim et soif de droiture car ils seront rassasiés. Bénis sont les miséricordieux car ils obtiendront miséricorde. Bénis sont les cœurs purs car ils verront Dieu. Bénis sont les pacifiques car ils seront appelés fils de Dieu. Bénis sont ceux qui seront persécutés à cause de la droiture car le royaume des deux leur appartient » (Matt. 5, 3-10)

Et il acheva son discours aux douze par la neuvième déclaration concernant la réponse humaine au défi que Dieu lança aux hommes :

« Bénis serez-vous quand on vous outrÂgera, quand on vous persécutera et que l’on dira faussement contre vous toute sorte de mal à cause de moi. Réjouissez-vous et tressaillez de joie, parce que votre récompense sera grande dans les cieux, car c’est ainsi que l’on a persécuté les prophètes avant vous.» (Matt. 5, 11-12)

Le défi de Dieu à l’homme n’est pas quelque chose de vaporeux, rose, distant et théorique. Le défi de Dieu est la chose la plus réelle qu’un être humain puisse connaître dans cette vie. Que faisons-nous de ce défi ? Quelle est notre réponse ?

Si nous répondons avec succès au défi de Dieu, nous croissons. Cette croissance n’est pas quelque chose qui est prévu dans un avenir lointain d’évènements distants de quelque âge inconcevablement éloigné. C’est un défi « ici et maintenant » et notre réponse est « ici et maintenant » et notre croissance résultant du succès de nos réponses est aussi « ici et maintenant ».

Dieu habite l’éternité et comme le Dieu éternel, son défi est sans temps -totalement dissocié du passé-futur du temps. Il est toujours-présent dans l’instant présent éternel du MAINTENANT.

Nous répondrons au défi de Dieu – non par des regrets concernant le passé, non par des résolutions concernant le futur – mais par décision, par action dans le MAINTENANT du temps.

Le Père Universel a pourvu royalement chacun de nous, il nous a dotés de tous les pouvoirs et attributs nécessaires pour répondre à son défi. Il nous a investis du pouvoir inestimable du choix qui accompagne son don de la personnalité. Il a confié à notre garde un petit fragment (un fragment-Ajusteur) de nature insondable pour nous servir de noyau d’esprit et de pilote vers le Paradis. Et, nous ayant ainsi richement pourvu, il nous lance un grand défi, puis attend patiemment de voir ce que nous allons faire avec ce que nous avons au regard de ce qu’il a fait. (70.2) 5:6.1

De chacun de nous, il demande tout – tout ce que nous avons. Mais ce tout est toujours proportionnel à notre capacité de donner. À l’un il dit : « Sois un bon berger, nourrit mes brebis.» À un autre il peut dire : « Sois diligent et fidèle quand tu fais un travail du mieux que tu peux.»

À certains il demande : « M’aimes-tu ? » À d’autres il s’informe : « As-tu confiance en moi ? » À l’un il peut poser la question : « Me sers-tu ? » À l’autre il peut demander : « M’obéis-tu ? » et à un autre encore il peut demander : « Crois-tu en moi ? » (2047.5) 192:2.1. Le défi est toujours personnalisé et individualisé. Ce n’est pas un défi à tous les hommes, mais un défi à chaque homme. Et il est toujours fait en fonction des possibilités individuelles et des besoins de la personne elle-même que Dieu met personnellement au défi. Le défi de Dieu, toujours, « prend note de l’homme, de la manière dont il est né » . (314.1) 28:6.2

En bref, Dieu nous a enrichi et nous lance un défi pour investir nos « talents » avec profit – avec profit pour nous-mêmes et pour sa création. Mais, par dessus tout, il nous lance un défi avec amour, un amour infini qui est tout sauf aveuglant dans l’intensité de sa manifestation. La question à laquelle nous sommes confrontés – ainsi que tout autre être volitif dans le présent âge d’univers – est très simple : Qu’allons-nous faire à propos de cet amour, cet amour que nous pouvons sentir même sans le comprendre ? Qu’allons-nous en faire ici et maintenant ?

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