Disséminer le Livre d’Urantia

   
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Je veux être utile à l’enseignement de ce livre ou - ce qui est encore plus important - utile à vos compagnons les hommes, dans le service de Dieu. Et ce livre n’en est qu’une partie, il n’en représente certainement pas la totalité.

Montrez aux gens que vous les aimez. Soyez bons envers eux. Montrez-leur vos sentiments d’amitiés. Je pense qu’il est presque immoral de cacher son affection pour les autres. Il y en a tellement peu de par le monde. Bien sûr, vous devez être gracieux dans vos expressions d’amitié, car vous pourriez offenser les gens. Mais, si vous les aimez, montrez-leur votre amour. Dites-leur que vous les aimez. Si vous avez de l’amour en vous, n’en faites pas un secret. Que disait Jésus à propos d’une ville située au sommet d’une colline? Qu’elle est difficile à cacher. Si vous avez des sentiments, faites-le savoir.

Si vous voulez utiliser ce livre pour aider vos compagnons les hommes, alors, vous devriez en connaître le contenu, n’est-ce pas? Vous devez vraiment savoir ce qu’il contient.

Ce livre n’est pas une religion. Ce livre est une cosmologie, une philosophie, une métaphysique, une théologie. Tout ce qui est écrit n’est pas de la religion. C’est du domaine intellectuel. Ceci doit être très, très clair.

Ce livre tente une approche intellectuelle, une approche philosophique à la nature religieuse de l’homme. Et si vous rencontrez une personne qui n’est pas philosophe, n’insistez pas trop pour lui enseigner la première partie du livre, l’introduction et de tout ce qui s’en suit. Donnez-lui le cœur spirituel de ce livre. Je ne pense pas qu’il a besoin de connaître la Trinité des Trinités pour être éligible sur le premier monde des maisons. Il est dit que vous devez accepter la filiation de Dieu. C’est tout.

Mais il y a beaucoup de gens curieux. Je le suis. Comme le soulignent les fascicules, une des choses qui ne va pas avec la chrétienté est que – d’un point de vue philosophique – c’est une religion plutôt stérile. Voulez-vous savoir une chose? Le Bouddhisme Mahayana offre beaucoup au penseur cherchant Dieu, beaucoup plus que n’en offre le christianisme. C’est une religion offrant une perspective beaucoup plus large et possédant une philosophie beaucoup plus riche.

Arnold Toynbee dit très justement qu’à l’heure actuelle, les deux meilleures religions sont le christianisme et la forme de Bouddhisme Mahayana. Et je pense que son jugement est très perspicace lorsqu’il affirme qu’aucune des deux n’est satisfaisante.

Si vous trouvez une personne ayant soif d’en savoir plus sur l’univers, de réconcilier les découvertes de la science avec les aspirations spirituelles de son cœur – ceci est la fonction de la philosophie – alors, vous devez connaître ce livre, et être capable d’en parler avec elle, ou alors de l’adresser à un de vos collègues ayant un mental adapté à la philosophie et qui peut le faire. Tout le monde n’est pas forcé de tout savoir-faire.

Vous savez, si je tombe sur quelqu’un qui a besoin d’être exhorté et sur qui il faut travailler, je l’adresserai à quelqu’un qui s’y connaît en exhortations et qui soit un bon prêcheur, car ce n’est pas du tout ma tasse de thé. Cette sorte d’enseignement ne me convient pas du tout.

Voici ma façon d’enseigner ce livre, de le présenter. Mais vous savez, notre travail en faveur de ce livre n’est qu'une partie d’un travail plus important. Ne laissez surtout pas le service de ce livre avoir la préséance sur le service du Grand Patron. Et ne laissez surtout pas la présentation de ce livre interférer avec votre service aux enfants du Grand Patron, ainsi qu’avec l'embellissement des relations entre les enfants du Grand Patron et le Grand Patron lui-même.

Ce livre est un outil. Utilisez-le si besoin est, mais sinon, au nom du ciel, ne le mettez pas en avant. C’est un peu comme le type qui utilise un couteau suisse, il le trouve si commode qu’il l’emporte partout avec lui, où qu’il aille, même à une tea-party. Me suivez-vous? Ne mettez pas le livre bleu en avant dans une situation donnée comme un rouleau compresseur, ce serait pure maladresse. J’ai souvent parlé de Dieu avec les hommes, et j’ai rarement mentionné Le Livre d’Urantia, à moins de sentir que cet ouvrage était nécessaire pour achever ce travail. Alors je l’utilise avec tous mes moyens. Ayez de la patience en présentant ce livre. Il existe un temps entre les semailles et la récolte. Ne forcez pas les gens. Semez les graines et attendez. Attendez qu’elles sortent de terre. Si vous semez à l’automne, elles ne sortiront pas de terre avant le printemps, n’est-ce pas?

En présentant ce livre, soyez philosophe. Jésus raconta la parabole du semeur que Pierre interpréta en allégorie. L’interprétation de Pierre se trouve dans la Bible. Puis, Nathanaël l’interpréta différemment, mais aussi comme une allégorie. Et les douze s’embarquèrent dans des discussions, choisirent leur camp et débattirent avec vigueur pour savoir qui de Pierre ou de Nathanaël avait raison.

Et, si j’ai bonne mémoire, Jésus attendit jusqu’à ce que la controverse ait pris fin – pas la peine d’essayer de les faire taire pendant qu’ils étaient encore énervés – puis, il demanda le silence.

Il dit « Quelqu’un d'autre a-t-il une interprétation à donner? »

Et si je me souviens bien, c’est Thomas qui répondit, et dit « oui, je pense qu’ils ont tous les deux tort. Ce n’est pas une allégorie, c’est une parabole. »

Et Jésus dit « quelle est ton interprétation? »

Thomas répondit « La signification de la parabole du semeur est simplement la suivante: Ceux qui travaillent à la dissémination de l’évangile vont découvrir que les résultats de leurs efforts varient largement à cause de circonstances sur lesquelles ils n’exercent aucun contrôle. »

Alors avec de l’assiduité et de la patience, je recommande donc une attitude philosophique.

Un semeur sortit pour semer et, tandis qu’il semait, quelques grains tombèrent le long du chemin, où ils furent foulés aux pieds et dévorés par les oiseaux du ciel. D’autres tombèrent sur des endroits rocailleux où il y avait peu de terre et levèrent immédiatement, parce que la terre n’avait pas de profondeur; mais, aussitôt que le soleil brilla, ils séchèrent parce qu’ils n’avaient pas de racines pour recueillir l’humidité. D’autres grains tombèrent parmi les ronces et, quand les ronces poussèrent, ils furent étouffés et ne donnèrent rien. D’autres grains encore tombèrent dans de la bonne terre, se développèrent et produisirent les uns trente, d’autres soixante et d’autres cent grains. Après avoir conté cette parabole, Jésus dit à la foule : “ Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende.”

Soyez philosophes. Et souvenez-vous toujours, si vous vous trouvez en train de défendre vos arguments, que savons-nous au sujet d’une telle attitude? Elle est inversement proportionnelle à la vérité qu’elle contient. Si vous découvrez que vous êtes en train d’argumenter à propos de ce livre, vous ne présentez pas la vérité dans sa perspective véritable. Il y a quelque chose d’inexact dans votre présentation ou quelque chose d’incorrect avec sa condition de maturité, avec son niveau de réceptivité.

Avant toute chose soyez naturel. Cultivez l’humour. Soyez tout à fait sûrs de vos agissements. Soyez appliqués. Soyez patients. Soyez philosophes. C’est mon concept de ma manière de travailler – non seulement dans la propagation du livre – mais dans ma façon de penser que chacun de nous devrait travailler pour le Grand Patron, au service de ses enfants.

Parlons un peu de la manière dont les gens abordent la religion. Pour une très grande majorité de penseurs de ce monde – et j’en fais partie – la religion chrétienne manque complètement de stimulant intellectuel.

Je pense que ce livre a été écrit pour intéresser la personne qui éprouve de la difficulté à séparer la religion de la philosophie. J’éprouve beaucoup de difficulté à séparer les deux, parce que, lorsque je pense religion, j’essaye de penser vérité, et le fascicule définit la philosophie comme étant juste « penser la vérité. »

Je pense que les fascicules sont écrits pour intéresser le genre humain dans le monde entier. Dans un groupe tel que le nôtre, lorsque vous sondez votre cœur, vous créez un idéal, puis vous vous apercevez que vous n’êtes pas à sa hauteur. Et c’est la consternation. Et si vous étudiez les douze apôtres – nous avons quelque part un enregistrement de mon inventaire des douze apôtres comme étant des types complètement bouchés – mais je prends mes références dans le livre bleu. Tout ce que nous avons fait est d’avoir pris en compte leurs faiblesses. Et, savez-vous qu’ils étaient humainement riches sous tous leurs aspects? Et c’est quelque chose que nous devons vivre, le fait que nous pouvons imaginer (deux mots incompréhensibles) une bien meilleure personne que nous le serons probablement dans cette vie ici-bas. En d’autres termes, nos idéaux progressent géométriquement, et nos accomplissements arithmétiquement. Et si nous perdons notre sens de l’humour, nous pourrions aussi bien nous trancher la gorge d’une oreille à l’autre par pur découragement.

Mais, tout cela est stupide, nous sommes une émulsion étonnante de bien et de mal – avec je l’espère, le bien progressant et le mal diminuant – il n’en demeure pas moins vrai que le mal est toujours là. Et nous pouvons faire de nous-mêmes de parfaits imbéciles.

La seule manière que je connaisse pour devenir plus sage, est d’accroître ma mémoire. Et c’est la raison pour laquelle j’aime tellement lire l’histoire. Vous savez, j’aimerais tant être un médian. Ils ont été dans le coin pendant 37,000 ans. Je peux au moins savoir ce qui s’est passé, si c’est archivé. Je peux faire reculer ma mémoire de 4 ou 5 mille ans en étudiant avec vraiment beaucoup de soin et d’attention.

Ce qui glorifie les gens est la distance dans le temps. Voyez-vous, nous idéalisons, et c’est comme cela que nous créons des mythes. Car, si un type s'en sort plutôt bien, nous voulons qu’il soit bien sous tous les rapports. Nous voulons qu’il soit blanc comme neige.

Nous idéalisons ainsi George Washington, Abraham Lincoln, Thomas Jefferson, et tout le panthéon. Nous faisons ceci – et c’est pourquoi les fascicules sur les douze apôtres est un document tellement fascinant, parce qu’ils ne glorifient pas les douze apôtres, ils ne font que relater la vérité à leur propos.

Auditoire : Ils les désanctifient.

Oui, ils les désanctifient. On devrait en faire autant pour tout le monde. J’ai relu ce qui était écrit à propos d’Augustin, de Polycarpe, d’Ambroise, de Chrysostome, tous ces vieux birbes qui sont supposés être les pères fondateurs de l’église chrétienne, et je déteste à avoir à me référer à l’église, mais que puis-je faire d’autre que d’étudier une organisation religieuse – c’est la seule qui remonte aussi loin dans le temps. Il n’existait pas de Fraternité de Jésus que je puisse étudier. La Fraternité de Jésus devint une église. Et d’après ce que je vois, ces individus étaient tous très humains. Ils ont commis beaucoup d’erreurs. Quelques-uns d’entre eux étaient même douteux. Galilée avait une morale plutôt élastique lorsqu’ils lui ont mis le grappin dessus.

Auditoire : Et Copernic?

Voyez-vous, je pense ceci : nous avons un problème en essayant d’être tolérants et de rester fidèles à nos convictions. Si vous n’êtes pas intéressés par quelque chose, il est facile d’être tolérant. Mais comment pouvez-vous continuer à être tolérant et conserver vos convictions intimes?

Auditoire : oui!

Je pense que nous devons ici prendre exemple sur Jésus et le prendre pour modèle. Vous souvenez-vous qu’au camp de Pella, il n’apprit jamais aux apôtres comment enseigner. Il laissait chacun enseigner à la façon dont il concevait l’évangile. Puis, le soir venu, il harmonisait leurs enseignements.

Jésus possédait dans les douze apôtres une loupe à douze facettes, qui pouvait capter la lumière blanche de son enseignement et restituer un spectre chromatique.

Et je pense qu’il accordait une valeur à chacune de ces nuances. Lorsque je regarde les douze apôtres, je les vois scinder Jésus en douze nuances différentes et très souvent dans les fascicules – pas très souvent, mais quelques fois, les fascicules nous disent ce que chacun d’eux pensait de Jésus, ce qu’ils avaient retenu d’un certain épisode.

Il existe une liste importante des réactions apostoliques le jour où ils entrèrent dans Jérusalem le dimanche des Rameaux.

Auditoire : Oh! Oui.

Toutes sortes de réactions depuis celles du type qui était simplement stupéfié jusqu'au bon vieux Simon Zélotès qui disait :

« Aujourd’hui, est le jour où nous renversons le gouvernement... »

Auditoire : Der Tod.

Oui, oui c’est Der Tod.

Auditoire : Bill, ils nous donnent tellement de renseignements concernant Rodan. Ne pensez-vous pas que c’est parce que Rodan savait vraiment ce dont parlait Jésus?

Oui, c’est une des facettes. Rodan saisit pleinement l’impact philosophique de l’évangile. Et vous notez que Jésus ne désigna ni Jean ni Pierre pour parler avec Rodan. Il désigna le philosophe et le scientifique parmi les douze.

Je crois que la façon dont il appareilla le mieux les apôtres deux par deux, celle dont je me souviens le mieux, fut au bord du lac de Galilée, lorsqu’il leur parla deux par deux. Et là, je crois, il choisit ceux qui étaient en quelque sorte plus semblables entre eux qu’avec les autres, parce qu’à chacun il posa la même question :

« M’aimes-tu, Me fais-tu confiance, Es-tu prêt à me servir, M’obéis-tu? »

Écoutez, laissez-moi vous dire quelque chose. Je puise tout ce que sais dans l’histoire, et je puise tout ce que je sais dans ce livre, incluant beaucoup, beaucoup de choses dont je ne puis parler, mais je peux vous donner le produit de mon distillat.

Le progrès, qu’il soit culturel ou religieux a toujours été une chose très précaire. Le progrès est semblable à la marche. Lorsque vous marchez, vous êtes toujours en équilibre. Vous êtes toujours vulnérable.

Le progrès implique des choses comme l’utilité de la Russie communiste pour abattre l’Allemagne fasciste. Vous avez alors à faire face au problème de la Russie communiste. Le progrès est une succession de Thermopyles, d'ultimes tentatives, de Thermopyles qui ont échoué, de Marathons qui ont réussi. Le progrès implique la duplicité tactique de Thucydide, qui après avoir mis, de propos délibéré, la flotte grecque dans une situation impossible, l’obligea à combattre. Ceci n’est pas un acte honorable. Thucydide coinça les Grecs. Ils furent pris comme des rats. Ils furent obligés de conquérir les Perses.

Le progrès est une série de choses qui luttent côte à côte et qui d’une façon ou d’une autre sont arrivés au but. Le progrès est aussi toute une série de luttes entre des choses qui n’ont jamais abouti. Observez la lente et difficile chute de Rome, et comment ces romains ont lutté – et je suis à leurs côtés parce qu’ils étaient civilisés, combattant les barbares. Le progrès est semblable à un petit groupe comme celui-ci, qui n’a l’air de rien, mais c’est un commencement. Le progrès, c’est vous tous, avec vos personnalités différentes et ayant à me supporter, et j’ai un sale caractère avec lequel il n’est pas facile de vivre. Et je ne sais pas – ce groupe avance ou n’avance pas. Et s’il n’avance pas, quelque chose d’autre prendra votre place.

C’est le progrès. C’est une ascension constante, un combat toujours ascendant, c’est un plaisir, car les détails en sont incertains, mais en ce qui concerne l’ensemble, nous en sommes totalement certains.

Écoutez, pensez-vous un instant qu’au niveau du gouvernement séraphique planétaire, ils n’ont pas leurs controverses?

Auditoire : Je parie qu’ils en ont.

Auditoire : Ils nous le disent dans le livre.

Laissez-moi vous lire le résultat d’un argument dont je connais un bon bout. Et il en vaut la peine. C’est un bon exemple. Mais je connais une controverse encore plus intense que celle-là.

« Lorsque nous, les médians, eûmes préparé le résumé des enseignements de Jésus à Urmia, il s’éleva un désaccord entre les séraphins des églises et les séraphins du progrès sur l’opportunité d’inclure ces enseignements dans la Révélation d’Urantia... » [1486 3]

Cela ressemble à une grosse dispute entre le ministère des Finances et le ministère de l’Économie.

« ... Les conditions qui prévalent au vingtième siècle, tant dans les religions que dans les gouvernements humains, sont si différentes de celles de l’époque de Jésus qu’il était, en vérité, difficile d’adapter les enseignements du Maître à Urmia aux problèmes du royaume de Dieu et des royaumes des hommes tels que ces fonctions mondiales existent au vingtième siècle. Nous ne fûmes jamais capables de formuler les enseignements du Maître d’une manière acceptable simultanément par ces deux groupes de séraphins du gouvernement planétaire... » [1486 § 3]

Ces anges sont-ils en train de se crêper le chignon? Non, Ce sont des anges qui ont accompli l’ascension du Paradis, qui ont trouvé le Père, qui font partie du Corps Séraphique de Parachèvement, sont les égaux des finalitaires, et sont revenus parmi nous.

Auditoire : Et ils continuent à argumenter de cette façon!

Leur mission est d’argumenter de cette manière. Ils accomplissent leur devoir. Ces séraphins font partie du même groupe.- je vous parie qu’ils pourraient fonctionner de façon interchangeable. Les gardiens de la religion ont pour mission de protéger la religion. Et les séraphins du progrès ont été délégués pour encourager et faciliter le progrès. Ils sont les antagonistes officiels, les Prométhéens et les Épiméthéens. Il est dit quelque part dans ce livre que vous ne pouvez atteindre la stabilité en restant statique. Vous n’obtenez la stabilité qu’en opposant des forces qui font naître une résultante.

Auditoire : Alors, vous voulez dire qu’avec leurs antécédents, ils ne doivent pas brûler d’une conviction à tous crins. Ils ne font que défendre un point de vue, et ...

Bien sûr, bien sûr. Tout comme deux honnêtes avocats qui s’affrontent en cour de justice, et qui autrement sont de très bons amis. Je vous parie qu’ils trinquent ensemble lorsqu’ils sont en tête-à-tête.

Auditoire : Mais, lorsque l’un défend une église et que l’autre met en avant ce livre, sûrement...

Bien sûr, d’accord.

« Nous ne fûmes jamais capables de formuler les enseignements du Maitre d'une manière acceptable simultanément par ces deux groupes de séraphins du gouvernement planétaire. Finalement, le Melchizédek président de la commission de révélation nomma un comité de trois médians de notre ordre pour présenter notre point de vue sur les enseignements du Maitre à Urmia adaptés aux conditions religieuses et politiques du vingtième siècle sur Urantia. En conséquence, les trois médians secondaires, que nous sommes, parachevèrent cette adaptation des enseignements de Jésus en reformulant ses déclarations de la manière dont nous les appliquerions aux conditions du monde d'aujourd'hui. Nous donnons maintenant ces exposés tels qu'ils se présentent après avoir été revus par le Melchizédek président de la commission de révélation. » [1486 § 3]

Ce n’est pas ce que Jésus a dit, mais c’est ce qu’ils pensent qu’il aurait dit en notre temps.

Et plus loin, à la page suivante :

« Alors que l'enseignement du Maitre concernant la souveraineté de Dieu est une vérité — mais compliquée par l'apparition subséquente d'une religion à propos de lui parmi les religions humaines — par contre, ses exposés concernant la souveraineté politique sont immensément compliqués par l'évolution de la politique de la vie des nations durant les dix-neuf derniers siècles. À l'époque de Jésus, il n'y avait que deux grandes puissances mondiales — l’empire romain en Occident et l’empire de Han en Orient — et elles étaient largement séparées par le royaume des Parthes et par d'autres contrées interposées des régions de la Caspienne et du Turkestan. Dans l'exposé qui suit, nous nous sommes donc écartés davantage de la substance des enseignements du Maitre à Urmia concernant la souveraineté politique; en même temps, nous nous sommes efforcés de décrire l'importance de ces enseignements tels qu'ils sont applicables au stade particulièrement critique de l'évolution de la souveraineté politique au vingtième siècle de l'ère chrétienne. » [1487 § 8]

Nom de nom, cette section traite de problèmes soulevés pendant la guerre de Sécession américaine. Souvenez-vous toujours de ceci : cette commission de révélation qui a élaboré Le Livre d’Urantia, n’est pas au-dessus des lois. Si ces séraphins s’étaient trouvés face à un dilemme insurmontable, ils auraient dû s’adresser à une commission de conciliation, puis obéir à son injonction. La commission de révélation est tout aussi responsable devant la loi de l’univers que les conciliateurs ou n’importe qui d’autre. On aurait très bien pu arrêter là leur travail.

Auditoire : Sur ces niveaux inférieurs, il semble qu’il n’existe pas de solution pour résoudre certaines choses.

C’est vrai. Voyez. Laissez-moi faire appel à l’expérience la plus ardue que Jésus ait eu à affronter. Vous vous souvenez du moment où ils voulaient qu’il prenne la tête du mouvement des Zélotes de Nazareth? Il n’y avait pas de réponse à ce dilemme. Pas une seule. C’est la première fois de sa vie que Jésus rencontrait une situation dans laquelle il ne pouvait pas dire la vérité. La vérité n’avait pas sa place.

Auditoire : Je pense que la même chose est arrivée à propos de (bande incompréhensible) maintenant.

Oui, bien sûr. Mais analysez la proposition de ces Zélotes. Maintenant...

Auditoire : Peut-être espéraient-ils qu’il marche sur Rome ou quelque chose...

Oui bien sûr. Une personne comme Jésus, qui est tellement sympathique, ne sera jamais sans amis. Qui peut dire que ce qu’ils disent et pensent est la vérité. Cela est assez bien symbolisé dans Jacob, le fils du maçon. Lorsque Jésus refusait de se défendre, il n’en souffrait pas trop, car Jacob avait un sens de la justice, et n’avait aucun scrupule à défendre Jésus. Et j’espère qu’il avait développé la musculature de son père. J’imagine un maçon comme étant plutôt costaud. Et je suis de l’avis de Ganid lorsqu’il dit qu’il aurait aimé être dans le coup pour donner une raclée à ces individus. Pendant l’épisode des Zélotes, Jésus n’était pas seul. Son vieux chazan était là, en train de tout surveiller. Et de plus, il fit se lever Jacques pour que celui-ci puisse dire les choses que Jésus ne pouvait pas dire.

Auditoire : Il ne se battait pas, car il manquait de force...

Non. Mais simplement parce que Dieu ne rend pas les coups. Même lorsqu’il était adolescent, Jésus avait une sorte de conscience intuitive qu’il ne devait pas rendre coup pour coup. C’était cette conviction qu’il ne pouvait pas expliquer.

Auditoire : Qui était cet homme que Jésus empêcha d’attaquer une jeune fille, au cours de ses voyages avec Ganid?

C’est le cas où il s’approcha le plus d’un combat physique. Il utilisa la force physique pour protéger le camp du plus faible. Vous pouvez vous rendre compte de sa force, car il ne frappa jamais cet homme, mais se contenta de le soulever de terre jusqu’à ce que celui-ci s’épuise en gesticulations futiles.

Auditoire : Ça, c’est faire montre d’une grande force.

Auditoire : Mais alors, lorsqu’il commença à ...oh! Non, ça c’est le moment où il ne fit que toucher l’épaule de ce type qui avait battu sa femme. C’est le moment...

Il dit, « mon ami, puis-je te poser une question? »

Auditoire : C’est extraordinaire.

Cet homme avait toujours les meilleurs atouts. Il pouvait entrer en conversation dans n'importe quelle circonstance.

Auditoire : (Rires)

Oh! la-là. Le progrès est un tas de petites choses. Le progrès sur terre, c’est comme trouver l’Être Suprême. Nous ne trouvons pas l’Être Suprême comme un tremblement de terre qui ouvre des gouffres entre les montagnes. Nous découvrons l’Être Suprême comme l’eau qui, sans bruit, doucement, use le sol par en dessous. Et, si vous voulez avoir une bonne idée de l’efficacité d’une telle méthode au cours des âges, jetez un regard sur le Grand Canyon. C’est le travail d’une petite rivière œuvrant pendant des âges dans le même lit.

Cette méthode par l’eau est beaucoup plus efficace que celle du tremblement de terre. Mais, nous recherchons toujours la méthode du tremblement de terre. Nous sommes impatients. Nous le voulons maintenant.

Auditoire : La voix n’était pas celle du tonnerre. C’est une petite voix tranquille.

Oui. Et il y a autre chose aussi. Qui a dit que le défi se présente lorsque vous n’êtes pas préparés? Je ne pense pas que les douze apôtres étaient préparés à devenir des apôtres; mais ils le sont devenus. Et Jésus s’en est contenté.

Je ne pense pas que les gens que je connais et qui sont en relation avec le livre bleu soient particulièrement bien préparés. Mais, lorsque je contemple le reste de mes compagnons humains, je pense que nous sommes aussi bien qualifiés que n’importe qui. Lorsque je pense aux faiblesses des douze apôtres, je peux supporter les miennes. Et les petites faiblesses que je distingue chez vous ne m’inquiètent pas trop. Je veux dire que ces douze ne présentaient pas de grands risques, du moins je ne le pense pas.

En tout cas, nous sommes ici. Nous sommes ici, et nous pouvons accepter la vie ou son alternative, qui est la mort. Et si nous acceptons la vie, eh bien, nous avons le libre choix de la vivre comme nous le voulons. Et nous pouvons être soit du côté du progrès, soit tout ignorer des possibilités potentielles. Et je pense que c’est beaucoup plus amusant de vivre l’aventure avec quelque chose comme ce livre bleu.

Je pense que vous vous livrez en otage à la destiné; je pense que vous êtres trop vulnérables au chagrin et à la peine – mais, il en est ainsi si vous tombez amoureux ou avez des enfants – vous vous livrez vraiment en otage à la destiné. Et si vous ne le faites pas, vous vivez vraiment médiocrement. Et si vous le faites, votre vie s’enrichit. Et je ne demande que ça.

Auditoire : (commentaire incompréhensible) ...expérience.

Eh! bien Julia. Qu’est-ce que c’est? Ils disent que notre civilisation est en train de se forger entre les enclumes de l’angoisse et les marteaux de la souffrance. Et vous savez, s’ils avaient pu imaginer une meilleure méthode pour la forger, ils l’auraient adopté. Mais cette façon de faire fonctionne. Si on nous frappe dessus avec suffisamment de force, nous avançons. Nous arrivons à faire quelque chose.

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