Appendice XXI. Le concept du cosmos infini

   
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APPENDICE XXI

LE CONCEPT DU COSMOS INFINI

La validité du concept

Le commencement du cosmos infini

Les problèmes de l’espace et de l’infinité

Le besoin cytoplasmique étend les fonctions nucléaires

Analogies havoniennes

Les fascicules présentent certains concepts se rapportant à la géographie générale de la création. Ils présentent la cosmographie suivante : le Paradis est au centre de toutes choses. Il est entouré par Havona, l’univers central. Havona, à son tour, est entouré par les sept superunivers, et cet agrégat entier est appelé le grand univers . Les quatre niveaux d’espace extérieurs tournent autour du grand univers et, pris tous ensemble, on les désigne sous le nom de maitre univers (129.1) 12:1.3. On nous dit que l’espace s’étend au-delà des limites extérieures du maitre univers, mais de combien au-delà, nous ne le savons pas (124.5) 11:7.4. Cette extension de l’espace au-delà des confins du maitre univers est le site géographique conjecturé de l’univers futur sans fin – le cosmos infini.

Plus tard, nous étudierons la croissance du cosmos infini (appendice XXVII) ; c’est notre objectif présent d’étudier le concept de cette création sans limites. Comme son nom peut le suggérer, ce domaine est conçu comme une création sans fin. Le premier univers , Havona, est la création centrale de l’éternité ; le Dernier univers , le cosmos infini, est la création périphérique de l’infinité. Sous beaucoup de rapports, l’univers final sera une expression de l’univers original. Chacun d’eux est une projection du concept d’une création de Dieu : Havona, le concept de perfection existentiel ; le cosmos infini, le concept de la perfection existentielle-expérientielle.

§1. LA VALIDITÉ DU CONCEPT

Le concept du cosmos infini n’est pas une spéculation extravagante ; les fascicules le mentionnent plus d’une fois. En parlant d’une des relations existentielles de la Première Source-Centre (La Triunité de l’Infinité d’Énergie, (1149.7-13) 104:4.22-28, les fascicules disent que cette association particulière, possède dans sa présence existentielle, le plein « …potentiel énergétique du cosmos infini, dont le grand univers et le maitre univers ne sont que des manifestations partielles ». Cette association libère de telles énergies aux déités expérientielles proportionnellement au développement de leur capacité « …de contrôler et de stabiliser le cosmos en métamorphose ». L’émergence du cosmos infini est alors une fonction de l’émergence des déités expérientielles. Et les fascicules poursuivent :

(1169.6) 106:7.7. Les Maitres Architectes sont supposés percevoir la relativité du maitre univers par rapport à quelque chose d’externe et de plus grand.

(1168.2) 106:6.3. Si l’on conçoit un cosmos infini, il y a un cosmos sans fin qui est extérieur au maitre univers.

(1168.1) 106:6.2. Le maitre univers fournit une fondation expérientielle convenable pour la formation de la deuxième Trinité expérientielle, mais sa fonction implique quelque chose de beaucoup plus vaste que cet univers.

(1163.1) 106:0.7. Le fait de l’existence de la réalité coabsolue implique l’existence de quelque chose d’extérieur au maitre univers sur lequel les expérientiels puissent être projetés.

(130.2) 12:1.16. La pleine expression de l’Infini aura besoin d’une arène infinie. Il doit y avoir un domaine illimité au-delà des frontières extérieures du maitre univers.

(1160.16) 105:7.18. L’expression en expansion de la Source-Centre Première peut poursuivre à jamais son extériorisation vers l’avant et vers l’extérieur jusqu’à « l’infinité absolue ».

(1261.5) 115:3.1. Il est impossible de limiter conceptuellement le cosmos absolu. L’homme ne peut pas le comprendre, parce que l’homme est une créature finie dans un « cosmos infini ».

Ces citations valident raisonnablement le concept d’une création sans fin qui sera en dehors du maitre univers entier et qui l’encerclera complètement. Ce domaine aurait une limite intérieure, mais pas de frontières extérieures, tout au moins pas de frontières fixes dans l’éternité – bien qu’elle ait probablement une périphérie en expansion à tout moment donné dans le temps. Elle pourrait de même avoir une origine dans le temps, mais pas de fin (pas de parachèvement) dans le temps. Elle pourrait avoir de nombreuses subdivisions concentriques et de plus en plus grandes ; chacune pourrait avoir un commencement, une durée de croissance, un achèvement de destinée – mais ce ne serait jamais la dernière, ce ne serait pas le tout cosmos infini.

§2. LE COMMENCEMENT DU COSMOS INFINI

Puisque Havona apparaît concurremment avec l’Esprit Infini (91.4) 8:1.7, pouvons-nous supposer par analogie que le cosmos infini fera son apparition initiale si Dieu l’Absolu est trinitisé par le Suprême et l’Ultime, et quand il le sera ? Une telle analogie peut être raisonnablement valable si nous notons avec soin que Havona fait une apparition totale, tandis que le cosmos infini ne fait qu’une apparition initiale – il commence. Havona est factuellement limité quant à la quantité de manifestation ; le cosmos infini, apparemment, ne l’est pas.

Nous pourrions nous souvenir que l’Être Suprême englobera tout le pouvoir physique d’évolution du Tout-Puissant, et que Dieu l’Ultime embrassera tout le pouvoir physique transcendantal de l’Omnipotent (11.1) 0:7.7 ; (1297.1) 118:2.5. L’union du Suprême et de l’Ultime dans une action trinitisante pourrait donc provoquer une considérable répercussion dans le niveau cosmique (matériel) des potentiels. Une telle répercussion pourrait possiblement avoir pour résultat une matérialisation soudaine (non séquentielle) des univers physiques de la « zone intérieure » du domaine périphérique de l’infinité.

Nous visualisons le cosmos infini comme ayant de nombreuses subdivisions concentriques. Comme les niveaux d’espace du maitre univers, ces subdivisions grandissent probablement de plus en plus au fur et à mesure que nous allons des subdivisions intérieures aux subdivisions extérieures. Nous visualisons la « zone intérieure » comme étant presque inconcevable en dimension – et, dans notre concept, c’est la plus petite des subdivisions de l’univers infini. Il est possible que cette zone intérieure (supposée) puisse être beaucoup plus grande que le maitre univers, comme le maitre univers est plus grand que le grand univers . Quant à la taille éventuelle du cosmos infini total, elle semble être non statique (non finie) en dimension ; elle semble être une expression de l’infinité sans limites de Dieu s’étendant et grandissant à jamais.

§3. LES PROBLÈMES D’ESPACE ET D’INFINITÉ

Comment pouvons-nous réconcilier le concept d’une limite extérieure de l’espace avec le concept d’un cosmos infini ? Concernant la géographie de l’espace, on nous dit :

(124.5) 11:7.4. L’espace s’étend au-delà du bord extérieur du maitre univers, mais de combien au-delà, nous ne le savons pas.

(135.1) 12:5.2. L’espace n’est pas infini, mais l’exact emplacement de ses limites extérieures n’est pas connu.

(124.4) 11:7.3. L’espace médian (ce qui est non spatial) enveloppe finalement tout l’espace.

Ces affirmations nous disent que, au temps présent, il y a de la place pour une expansion créative au-delà de la périphérie du maitre univers. Une place combien grande ? Nous ne le savons pas. Nous savons, cependant, qu’il y a une périphérie lointaine où l’espace se termine bel et bien, et qu’au-delà de cette périphérie, il n’y a, au temps présent, pas de place supplémentaire pour des activités créatives. Ces activités créatives ne peuvent, semble-t-il, avoir lieu dans un espace médian (non spatial). Considérons l’espace par rapport à l’espace médian :

(133.9) 12:4.7. L’espace contient et conditionne le mouvement ; il se meut.

(124.2) 11:7.1. L’espace médian, non spatial, est relativement tranquille.

Si nous pouvions atteindre les limites extérieures de l’espace, nous pénétrerions dans l’espace médian, et cette rencontre serait probablement perçue comme une résistance croissante au mouvement. Il n’y aurait donc plus de place pour les activités créatives.

Nous avons pensé à l’espace comme à une constante, comme quelque chose qui ne croît ni ne décroît en volume. Mais devons-nous penser à l’espace de cette façon ? Ceci semblerait être une question ouverte. Considérez la relation de l’espace avec le Paradis :

(124.5) 11:7.4. Le Paradis dispense l’espace.

(120.3) 11:2.11. Il semble prendre son origine juste au-dessous du Bas Paradis.

Ceci suggère un processus continu. L’idée que l’espace « prend origine » suggère un processus sans fin. Nous suggérons donc la ligne de raisonnement suivante comme moyen de réconcilier le concept des limites de l’espace avec le concept du cosmos infini. Il y a trois façons de concevoir l’espace :

(a) L’espace est constant en volume. Nulle part, les fascicules ne nous disent que le volume d’espace est constant – sans changement. Ils disent que l’espace est « apparemment absolument ultime » (1297.6) 118:3.5. Si l’espace avait un volume constant, une limite extérieure sans changement, il serait alors fini et pourrait difficilement être « absolument ultime ».

(b) L’espace diminue en volume. Ce concept est tout simplement incompatible avec l’idée d’une création en expansion.

(c) L’espace croît en volume. C’est la seule supposition qui réconciliera toutes les données : l’espace, qui a des limites dans l’actualité et dans le temps, et un cosmos infini, qui n’a pas de limites en potentialité et en éternité.

Si l’espace est une variable croissante, quelque chose de toujours croissant, il pourrait alors avoir une frontière extérieure à n’importe quel moment donné, et pourrait cependant être en fait sans limites dans l ’éternité. Toute frontière extérieure de l’espace toujours croissant est située où elle est située, seulement à un moment donné dans le temps. Au moment suivant, cette frontière aura avancé, au loin vers l’extérieur. Une telle frontière sans arrêt, en mouvement, une telle frontière se déplaçant vers l’extérieur n’a de valeur de position géographique que dans le temps ; elle n’a pas une telle valeur de position dans l’éternité. L’espace, alors, pourrait avoir des limites dans le temps, mais ces mêmes limites seraient non existantes dans l’éternité. (Ceci peut être une façon d’essayer de comprendre une réalité ultime : quelque chose qui est superfini, mais pourtant subinfini.)

Ce concept est tout à fait compatible avec la respiration spatiale (123.6) 11:6.4. Les phases d’inspiration et d’expiration de la respiration spatiale pourraient être comparées à des vagues alternativement grosses ou creuses par rapport à une marée constamment descendante. (Note : dans cet appendice, nous ne traitons que de l’espace pénétré).

Pourvu que l’espace augmente aussi vite ou plus vite que la création, il ne limitera jamais un cosmos potentiellement infini. Il apparaît donc que ce concept d’espace en tant que variable croissante est le seul qui réconciliera le fait temporel d’une limite extérieure à l’espace avec le fait d’éternité d’un univers futur sans limites.

§4. DE NOUVEAU : LE BESOIN CYTOPLASMIQUE ÉTEND LES FONCTIONS NUCLÉAIRES

Nous avons précédemment examiné l’effet, sur un « univers intérieur », des besoins d’un « univers extérieur ». (appendice XI, §7 : Le Besoin Cytoplasmique Étend les Fonctions Nucléaires). Il serait peutêtre bon, à ce point, de récapituler ce principe :

(a) Besoins post-havoniens. D’une certaine façon, toutes les créations subséquentes à l’univers central sont semblables ; toutes sont des univers expérientiels (non existentiels) en nature. Havona a quelque chose à donner à chacun d’eux – aux superunivers, aux univers extérieurs et au cosmos infini. Tous sont dépourvus de la qualité d’une perfection inhérente, existentielle et divine. Et, dans ce don, Havona échappe aux limitations inhérentes à un univers de perfection original et divin. Nous pouvons voir ceci très clairement dans la relation de Havona avec les superunivers imparfaits. Et nous pouvons aussi voir ce que font les superunivers pour Havona lorsqu’ils introduisent la technique de la croissance évolutionnaire dans la création centrale, surimposant ainsi de nouvelles possibilités de croissance expérientielles à la perfection existentielle.

(b) Les besoins post-suprême. Les créations qui apparaissent après l’ancrage du grand univers dans la lumière et la vie sont du domaine post-suprême. Ces créations post-suprême sont les univers d’espace extérieurs et le cosmos infini. – tout ce qui est en dehors du grand univers . Ces royaumes sont organisés et ancrés après que l’Être Suprême a complété sa croissance, et après que la possibilité d’une expérience finie a disparue des potentiels de croissance cosmique. De même que les Havoniens doivent compenser notre manque de perfection inhérente, de même les habitants du grand univers compenseront-ils l’incapacité des citoyens de l’espace extérieur d’avoir une expérience finie.

(c) Les besoins post-ultime. L’univers potentiellement absolu, qui existera un jour en dehors du Maitre Uunivers, est un développement post-ultime. Nous savons qu’il est post-havonien en statut et nous en déduisons qu’il sera donc d’un domaine expérientiel. Il est post-suprême, donc dépourvu d’expérience finie. Il est aussi post-ultime et il manque ainsi de toute expérience absonite. Les citoyens du maitre univers (parachevé) compenseront ces déficiences dans leur ministère de service auprès des natifs du cosmos infini. De tels êtres commenceraient leur existence sur une sorte de niveau coabsolu de statut de créature qui serait dépourvu de toute compréhension du fini et de l’absonite précédant l’aboutissement à un tel statut (inhérent) coabsolu.

Cette ligne de raisonnement utilise quantité de mots qui ont réellement peu de signification pour nous. Nous ne savons rien de la croissance absonite, encore moins de ce qui peut la suivre. Mais nous pouvons « sentir » ce principe en opération lorsque nous contemplons la vie de Jésus par rapport aux êtres humains. Nous avons ici un merveilleux exemple du ministère de perfection divine sur une planète évolutionnaire et auprès d’êtres humains imparfaits. Ce que les êtres parfaits du Paradis et de Havona font maintenant pour nous dans les créations imparfaites du temps et de l’espace, nous le ferons, à notre tour, pour les citoyens des univers extérieurs. Nous manquons de perfection de divinité ; les Havoniens et les Citoyens du Paradis nous l’apportent. Les citoyens de l’espace extérieur manqueront d’expérience finie dans la Suprématie expérientielle ; nous la leur apporterons. Et, un jour, dans le très lointain futur, nous nous joindrons à ces citoyens des univers d’espace extérieurs pour enseigner ces êtres auxquels toute connaissance de la croissance et de l’expérience subabsolue fait défaut – les natifs du cosmos infini.

§5. LES ANALOGIES DE HAVONA

Il est peutêtre possible d’éclairer un peu plus la nature du cosmos infini en comparant le Dernier univers avec le premier univers . Le premier univers est Havona, la création éternelle. Puisque Havona vient du passé éternel, son dessein originel doit anticiper complètement la nature et les besoins futurs du cosmos infini. Considérez ce qui suit :

(163.3) 14:6.41. La capacité de Havona est véritablement illimitée. Il sera tout à fait capable de servir « …d’univers éducatif expérientiel pour tous les types d’êtres créés passés, présents et futurs. »

Déduction : Havona anticipe déjà les développements dans le cosmos infini et il est préparé à recevoir les êtres post-Ultimes – les natifs du cosmos infini.

(1159.7) 105:7.2. Havona n’est pas absolu, il n’est pas non plus évolutionnaire. Il « est éternel mais non immuable ». Havona « …n’est pas tout à fait fini ni cependant absolu ». Il intervient entre le Paradis absolu et les univers finis; ceci est la fonction d’un transcendantal ; mais la création centrale « …n’est pas un transcendantal – elle est Havona ».

Déduction : Havona est équipé d’une manière unique pour accueillir tous les types d’êtres de n’importe quel univers en route vers le Paradis.

(127.3) 11:9.5. « Le Paradis est l’absolu des archétypes ; Havona est une exposition de ces potentiels en actualité. »

Déduction : Havona est une exposition qualitative de l’archétype du Paradis ; le cosmos infini cherche à donner une représentation qualitative et quantitative d’un tel archétype.

(156.6) 14:4.1. La vie dans Havona est classée ainsi : matérielle, morontielle, spirituelle, absonite, ultime, coabsolue et absolue.

Déduction : Les natifs du cosmos infini vont trouver leur niveau de fonction existant dans l’univers central.

(160.2-5) 14:6.1-4. Les activités de l’univers central sont décrites ainsi : Havoniennes, Paradisiaques et finies-Ascendantes – évolutionnaires SuprêmeUltime.

Déduction : Les activités présentes dans Havona n’auront pas à s’étendre (d’un point de vue qualitatif ) dans l’âge postultime.

(160.5) 14:6.5. Beaucoup d’activités superfinies s’exercent dans Havona. Elles peuvent servir à de nombreuses fonctions qui sont « au delà de la compréhension du mental créé. »

Déduction : L’univers central est maintenant prêt pour les évènements du lointain futur.

De tout ceci, nous concluons que le cosmos infini est incompréhensible d’un point de vue qualitatif aussi bien que quantitatif. Cette création finale doit être une projection des valeurs coabsolues et associables-absolues d’une nature expérientielle sur un niveau de valeur existentiel absolu. Toutes les relativités ont été laissées en arrière. Mais Havona est prêt pour tous ces développements, même maintenant.

Le premier univers (Havona) est le meilleur exemple avec lequel nous pouvons comparer l’univers Final (le cosmos infini). Havona est la thèse existentielle de la perfection absolue, proposée par le Père Universel et le Fils Éternel, et créativement consommée par l’émergence trinitisée de l’Acteur Conjoint. Le cosmos infini semblerait être la thèse expérientielle de la perfection coabsolue, proposée par l’Être Suprême et Dieu l’Ultime, et créativement amorcée par l’émergence trinitisée de Dieu l’Absolu.

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